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Le Néerlandais Ramon Sinkeldam (Rabobank) a remporté, dimanche, la 45ème édition de Paris-Roubaix Espoirs (Péronne Roubaix 38.6km/h de moyenne). Le Picard Arnaud Demare (Nogent) termine au pied du podium.
Absente des débats lors des deux dernières éditions, l’équipe néerlandaise Rabobank a, à nouveau, assumé son statut de favorite sur ce Paris-Roubaix réservé aux moins de 23 ans. Depuis 2004, il s’agit en effet de la cinquième victoire de la formation au maillot orange sur la classique nordiste (De Kort en 2004, Kozontchuk en 2005, Veelers en 2006 et Vermeltfoort en 2008). Omniprésente tout au long de la journée, les hommes de Piet Kuijs ont parfaitement mis sur orbite Ramon Sinkeldam et Jetse Bol, les deux leaders désignés au départ de Péronne. « Nous étions les deux coureurs les plus expérimentés sur cette épreuve, avouait le vainqueur. Mais, si un autre de l’équipe avait été en position de gagner, nous l’aurions protégé ». Le coureur batave en était à sa quatrième (et dernière) participation à Paris-Roubaix Espoirs. « Ma meilleure place, déclarait-il, doit être 18ème. Mais, j’ai souvent connu des problèmes mécaniques, contrairement à cette année ». Adepte du cyclo-cross, Sinkeldam a également participé aux deux éditions de la Coupe du Monde qui s’est déroulée au vélodrome de Roubaix. Kokorevas , Louis et Kowalski dans un groupe de 21 unitésUn « marathon » du pavé qui débuta tout d’abord par 44km en direction du secteur de TroisVilles avec les deux premiers attaquants de la journée Florian Gougeard (Normandie) et Pierre Bonnet (CC Etupes). Puis , dans la foulée une échappée de 21 unités avec Thomas Chamon (Ovyta), Jérémy Leveau (Véranda Rideau), Jimmy Turgis (Nogent), Christian Andrès (Sélection Suisse)Angélo Tulik (Vendée U), Massimo Codelan (Trevigiani), Anders Newbury (USA), Florian Gougeard (Normandie) Julien Duval (Normandie), Clément Saint Martin (Normandie)Jetse Bol (Rabobank), Dylaan Van Baerle (Rabobank) Pierre Bonnet (CC Etupes) Jorne Carolus (Omega) Wouter Haan (Pays Bas)Mathieu Fernandes (Bourgogne), Yves Lampaert (Soenens), Maxime Daniel (Sojasun) et les nordistes de service que l’on n’attendait pas en si bonne compagnie comme Vladimiras Kokorevas (EC Raismes) et les ch’tis de la sélection Nord Pas de Calais Anthony Louis et Rudy Kowalski….Trois Villes km 42 , l’avance est de 35’’Si les Français avaient fait illusion jusqu’à la sortie des pavés d’Orchies, où Pierre Bonnet (CC Etupes). Mathieu Fernandes (Bourgogne), et Fabrice Seigneur (Sojasun) passaient en tête, il n’en restait plus qu’un dans le coup, après le tronçon décisif le Mons-en-Pévèle. L’Américain Jacob Rathe, le Belge Louis Verhelst (EFC-Quick Step), le Néerlandais Ramos Sinkeldam (Rabobank), ainsi que deux anciens vainqueurs de Paris-Roubaix juniors, le Britannique Andrew Fenn (lauréat en 2008) et le Belge JasperStuyven (Ovyta-Eijssen) qui s’était imposé l’an dernier, entamaient les cinquante derniers kilomètres en tête. Dèmare réagit tardivementDerrière, un petit groupe se constituait, emmené par le Picard Arnaud Demare (C.C. Nogent), accompagné des Belges Kevin Vandennoortgate (EFC-Quick Step), Matthias Allegaert (Ovyta),Tim De Clercq (Soenens), l’Américain Rob Squire, Fabrice Seigneur (Sojasun), Emilien Viennet (Etupes), l’Albanais Eugert Zhupa (Trevigiani-Bottoli) et l’équipier du futur vainqueur, le Batave Jetse Bol (Rabobank). Dans la foulée le nogentais Arnaud Démare faussait compagnie à tout ce beau monde, mais Jetse Bol, en bon chien de garde, parvenait à prendre son sillage. Louis Verhelst et Andrew Fenn (après le pavé de l’Arbre) disparaissaient du groupe de tête sur crevaison. En dépit d’une belle réaction de Arnaud Demare (revenu à 10 secondes), la victoire allait se jouer entre les trois hommes à l’avant. « Sans la crevaison de Fenn, déplorait Demare, je serais peut-être rentré. Mais, à trois, ils savaient que le podium était acquis, et ils se sont livrés à fond. Dommage pour moi ! ».A deux kilomètres de l’arrivée, Sinkeldam attaquait et partait vers le plus beau succès de sa jeune carrière. Le jeune Belge Jasper Stuyven (un nom à retenir pour les années à venir) prenait la deuxième place devant le surprenant Américain Jacob Rathe, qui en était à sa deuxième participation. Quant à Arnaud Demare (2ème en juniors en 2009), il terminait 4ème en devançant au sprint le valeureux Anglais Fenn, déçu à l’arrivée, car détenteur d’une belle pointe de vitesse. Impressions du Dunkerque Close 2 Teampropos recueillis par Elisabeth Noyelle
Parmi les coureurs partants, un seul a déjà vécu « l’enfer du nord » à 2 reprises : Maxime Chombart. Pour le reste de l’équipe à dominante étrangère, c’est le 1er grand rdv avec la course mythique. Cette 1ère expérience sur le parcours atypique de 180 km, avec ses 36,7 km de pavés impressionne les 5 autres coureurs : le lituanien Martynas Maniussis, le néo-zélandais Wade Mangham, les 2 belges Jason D’haemers, Sunny Hoste et le dunkerquois Greg Baruzzi. Ces 5 là ont tous rêvé de s’aligner un jour sur le célèbre Paris-Roubaix espoir. Et leur rêve se réalise ce 29 mai. C’est donc un jour différent pour eux. Dans la semaine, la plupart des engagés sont allés repérer le circuit sous l’œil de Nico Mattan, leur directeur sportif. Lors d’un entraînement, Ruaraidh Mc Loed se blesse à la tête après avoir heurté l’arrière du véhicule, ce qui le met forfait pour le grand départ, Greg Baruzzi le remplace donc au pied levé. Au départ de Péronne, Jason ,D’haemers, Sunny Hoste et Greg Baruzzi affichent une certaine fierté à être là. Ils n’imaginaient pas que dès 2011 la possibilité leur serait donnée de se frotter au plateau de 24 équipes, avec un niveau qu’ils trouvent élevé. Pour Maxime Chombart - l’ancien, Wade Mangham et Martynas Maniussis, l’émotion est différente car ils étaient quasi sûrs d’être partants. Pour Maxime, Greg et Wade, bien qu’il va falloir tenir la grappe aux costauds, ils restent sereins : « On va faire ce qu’on peut ! » A l’unanimité les 6 coureurs portant les couleurs dunkerquoises sont ravis de trouver place parmi le gratin. Ils reçoivent les consignes de Laurent Thirionet, leur manager : Jason, Sunny et Greg sont chargés d’attaquer dès le début, de faire une échappée ce qu’ils déclarent ne pas avoir pu faire. Wade et Maxime, doivent accompagner le leader Martynas pour qu’il tienne le haut du pavé. En effet ce jeune dit en toute modestie qu’il s’est fixé des ambitions pour son 1er enfer du nord ! Maxime Chombart, l’habitué, reste les pieds sur terre. Au vu des partants, de sa connaissance du circuit - sur lequel il roule souvent car il est à domicile - il sait que ce sera bien difficile de rivaliser. Le vent ne le préoccupe pas, il craint surtout qu’il pleuve, crainte partagée par Sunny. A l’arrivée, Jason affiche toujours son large sourire mais confie « j’ai dû abandonner après 60 km, à cause de mes jambes. J’ai pris le départ encore patraque, j’ai été malade vendredi. Et dès le départ mes jambes ont pas bien tourné. Je suis déçu de pas avoir pu faire plus pour mon équipe. Pourtant je me suis préparé dans la semaine. J’ai trouvé la course nerveuse et au départ on était tous dans le groupe de tête. Puis la course a changé très vite. J’espère vraiment revenir sur cette course en 2012 et que je ne serai plus malade juste avant. ». Wade Mangham, reconnaît avoir regardé la liste des engagés, que le bon niveau des prétendants ne l’a pas inquiété, qu’il a abordé son 1er enfer du nord positif. Greg Baruzzi, invité à participer la veille, n’a pas caché ses états d’âme. « J’étais aussi stressé que Sunny. En plus je n’ai pas pu me préparer à ce Paris Roubaix, je ne connais pas trop les pavés, faute de repérage sur le circuit, je ne savais pas où me placer dans les secteurs. Avec Jason et Sunny on voulait faire un coup mais c’est parti très vite, j’étais trop loin, vu le temps que ça m’a pris pour remonter c’était trop tard. J’ai vraiment été incommodé par la poussière. Pour moi ce 1er Paris-Roubaix s’est arrêté à mi parcours aussi, avec un grupetto. Donc en 2012, je vais demander un plan spécifique à mes entraineurs pour que ça se passe différemment. » Martynas Maniussis, le leader de l’équipe dunkerquoise sur l’épreuve, très calme au départ, confiant, bien préparé à son premier Paris-Roubaix est rentré seul, pas très loin derrière les échappés et ceux en contre. Eclaboussé de partout après avoir roulé dans des flaques, il est apparu fâché, déçu de son résultat. Il attendait mieux. Il dit qu’une crevaison vers la fin en a décidé autrement, que c’est franchement bête. Malgré la contribution de Maxime, le dernier à avoir pu l’épauler, Martynas a donc subi le sort. Quant à Maxime, le « vieux briscard » de l’équipe avec son 3ème Paris-Roubaix, il déclare qu’il n’a pu recoller au groupe dans lequel Martynas a tenté de finir. Mais il a le sentiment d’avoir fait le maximum pour accompagner son leader. Pour lui, la poussière a été l’inconvénient de la journée. Cette course n’est pas différente du Paris-Roubaix sur lequel il avait également fini. Il n’y a qu’1 fois où il n’est pas allé au bout. Max dit que c’est sa dernière épreuve enfer du nord, chez les espoirs, que la seule façon d’y revenir serait avec les pros......Il reconnaît que cette classique est la plus difficile à laquelle un coureur se trouve confronté dans sa carrière. Pour les 6 coureurs, aucune chute, juste 2 crevaisons, aucun souci mécanique – ceci confirme la qualité des roues munies du système close 2, qui a été primé lors du concours des inventions où Nico Mattan a présenté l’innovation en 2010. Classement : |
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Le Néerlandais Ramon Sinkeldam (Rabobank) a remporté, dimanche, la 45ème édition de Paris-Roubaix Espoirs (Péronne Roubaix 38.6km/h de moyenne). Le Picard Arnaud Demare (Nogent) termine au pied du podium.
Absente des débats lors des deux dernières éditions, l’équipe néerlandaise Rabobank a, à nouveau, assumé son statut de favorite sur ce Paris-Roubaix réservé aux moins de 23 ans. Depuis 2004, il s’agit en effet de la cinquième victoire de la formation au maillot orange sur la classique nordiste (De Kort en 2004, Kozontchuk en 2005, Veelers en 2006 et Vermeltfoort en 2008). Omniprésente tout au long de la journée, les hommes de Piet Kuijs ont parfaitement mis sur orbite Ramon Sinkeldam et Jetse Bol, les deux leaders désignés au départ de Péronne. « Nous étions les deux coureurs les plus expérimentés sur cette épreuve, avouait le vainqueur. Mais, si un autre de l’équipe avait été en position de gagner, nous l’aurions protégé ». Le coureur batave en était à sa quatrième (et dernière) participation à Paris-Roubaix Espoirs. « Ma meilleure place, déclarait-il, doit être 18ème. Mais, j’ai souvent connu des problèmes mécaniques, contrairement à cette année ». Adepte du cyclo-cross, Sinkeldam a également participé aux deux éditions de la Coupe du Monde qui s’est déroulée au vélodrome de Roubaix. Kokorevas , Louis et Kowalski dans un groupe de 21 unitésUn « marathon » du pavé qui débuta tout d’abord par 44km en direction du secteur de TroisVilles avec les deux premiers attaquants de la journée Florian Gougeard (Normandie) et Pierre Bonnet (CC Etupes). Puis , dans la foulée une échappée de 21 unités avec Thomas Chamon (Ovyta), Jérémy Leveau (Véranda Rideau), Jimmy Turgis (Nogent), Christian Andrès (Sélection Suisse)Angélo Tulik (Vendée U), Massimo Codelan (Trevigiani), Anders Newbury (USA), Florian Gougeard (Normandie) Julien Duval (Normandie), Clément Saint Martin (Normandie)Jetse Bol (Rabobank), Dylaan Van Baerle (Rabobank) Pierre Bonnet (CC Etupes) Jorne Carolus (Omega) Wouter Haan (Pays Bas)Mathieu Fernandes (Bourgogne), Yves Lampaert (Soenens), Maxime Daniel (Sojasun) et les nordistes de service que l’on n’attendait pas en si bonne compagnie comme Vladimiras Kokorevas (EC Raismes) et les ch’tis de la sélection Nord Pas de Calais Anthony Louis et Rudy Kowalski….Trois Villes km 42 , l’avance est de 35’’Si les Français avaient fait illusion jusqu’à la sortie des pavés d’Orchies, où Pierre Bonnet (CC Etupes). Mathieu Fernandes (Bourgogne), et Fabrice Seigneur (Sojasun) passaient en tête, il n’en restait plus qu’un dans le coup, après le tronçon décisif le Mons-en-Pévèle. L’Américain Jacob Rathe, le Belge Louis Verhelst (EFC-Quick Step), le Néerlandais Ramos Sinkeldam (Rabobank), ainsi que deux anciens vainqueurs de Paris-Roubaix juniors, le Britannique Andrew Fenn (lauréat en 2008) et le Belge JasperStuyven (Ovyta-Eijssen) qui s’était imposé l’an dernier, entamaient les cinquante derniers kilomètres en tête. Dèmare réagit tardivementDerrière, un petit groupe se constituait, emmené par le Picard Arnaud Demare (C.C. Nogent), accompagné des Belges Kevin Vandennoortgate (EFC-Quick Step), Matthias Allegaert (Ovyta),Tim De Clercq (Soenens), l’Américain Rob Squire, Fabrice Seigneur (Sojasun), Emilien Viennet (Etupes), l’Albanais Eugert Zhupa (Trevigiani-Bottoli) et l’équipier du futur vainqueur, le Batave Jetse Bol (Rabobank). Dans la foulée le nogentais Arnaud Démare faussait compagnie à tout ce beau monde, mais Jetse Bol, en bon chien de garde, parvenait à prendre son sillage. Louis Verhelst et Andrew Fenn (après le pavé de l’Arbre) disparaissaient du groupe de tête sur crevaison. En dépit d’une belle réaction de Arnaud Demare (revenu à 10 secondes), la victoire allait se jouer entre les trois hommes à l’avant. « Sans la crevaison de Fenn, déplorait Demare, je serais peut-être rentré. Mais, à trois, ils savaient que le podium était acquis, et ils se sont livrés à fond. Dommage pour moi ! ».A deux kilomètres de l’arrivée, Sinkeldam attaquait et partait vers le plus beau succès de sa jeune carrière. Le jeune Belge Jasper Stuyven (un nom à retenir pour les années à venir) prenait la deuxième place devant le surprenant Américain Jacob Rathe, qui en était à sa deuxième participation. Quant à Arnaud Demare (2ème en juniors en 2009), il terminait 4ème en devançant au sprint le valeureux Anglais Fenn, déçu à l’arrivée, car détenteur d’une belle pointe de vitesse. Impressions du Dunkerque Close 2 Teampropos recueillis par Elisabeth Noyelle
Parmi les coureurs partants, un seul a déjà vécu « l’enfer du nord » à 2 reprises : Maxime Chombart. Pour le reste de l’équipe à dominante étrangère, c’est le 1er grand rdv avec la course mythique. Cette 1ère expérience sur le parcours atypique de 180 km, avec ses 36,7 km de pavés impressionne les 5 autres coureurs : le lituanien Martynas Maniussis, le néo-zélandais Wade Mangham, les 2 belges Jason D’haemers, Sunny Hoste et le dunkerquois Greg Baruzzi. Ces 5 là ont tous rêvé de s’aligner un jour sur le célèbre Paris-Roubaix espoir. Et leur rêve se réalise ce 29 mai. C’est donc un jour différent pour eux. Dans la semaine, la plupart des engagés sont allés repérer le circuit sous l’œil de Nico Mattan, leur directeur sportif. Lors d’un entraînement, Ruaraidh Mc Loed se blesse à la tête après avoir heurté l’arrière du véhicule, ce qui le met forfait pour le grand départ, Greg Baruzzi le remplace donc au pied levé. Au départ de Péronne, Jason ,D’haemers, Sunny Hoste et Greg Baruzzi affichent une certaine fierté à être là. Ils n’imaginaient pas que dès 2011 la possibilité leur serait donnée de se frotter au plateau de 24 équipes, avec un niveau qu’ils trouvent élevé. Pour Maxime Chombart - l’ancien, Wade Mangham et Martynas Maniussis, l’émotion est différente car ils étaient quasi sûrs d’être partants. Pour Maxime, Greg et Wade, bien qu’il va falloir tenir la grappe aux costauds, ils restent sereins : « On va faire ce qu’on peut ! » A l’unanimité les 6 coureurs portant les couleurs dunkerquoises sont ravis de trouver place parmi le gratin. Ils reçoivent les consignes de Laurent Thirionet, leur manager : Jason, Sunny et Greg sont chargés d’attaquer dès le début, de faire une échappée ce qu’ils déclarent ne pas avoir pu faire. Wade et Maxime, doivent accompagner le leader Martynas pour qu’il tienne le haut du pavé. En effet ce jeune dit en toute modestie qu’il s’est fixé des ambitions pour son 1er enfer du nord ! Maxime Chombart, l’habitué, reste les pieds sur terre. Au vu des partants, de sa connaissance du circuit - sur lequel il roule souvent car il est à domicile - il sait que ce sera bien difficile de rivaliser. Le vent ne le préoccupe pas, il craint surtout qu’il pleuve, crainte partagée par Sunny. A l’arrivée, Jason affiche toujours son large sourire mais confie « j’ai dû abandonner après 60 km, à cause de mes jambes. J’ai pris le départ encore patraque, j’ai été malade vendredi. Et dès le départ mes jambes ont pas bien tourné. Je suis déçu de pas avoir pu faire plus pour mon équipe. Pourtant je me suis préparé dans la semaine. J’ai trouvé la course nerveuse et au départ on était tous dans le groupe de tête. Puis la course a changé très vite. J’espère vraiment revenir sur cette course en 2012 et que je ne serai plus malade juste avant. ». Wade Mangham, reconnaît avoir regardé la liste des engagés, que le bon niveau des prétendants ne l’a pas inquiété, qu’il a abordé son 1er enfer du nord positif. Greg Baruzzi, invité à participer la veille, n’a pas caché ses états d’âme. « J’étais aussi stressé que Sunny. En plus je n’ai pas pu me préparer à ce Paris Roubaix, je ne connais pas trop les pavés, faute de repérage sur le circuit, je ne savais pas où me placer dans les secteurs. Avec Jason et Sunny on voulait faire un coup mais c’est parti très vite, j’étais trop loin, vu le temps que ça m’a pris pour remonter c’était trop tard. J’ai vraiment été incommodé par la poussière. Pour moi ce 1er Paris-Roubaix s’est arrêté à mi parcours aussi, avec un grupetto. Donc en 2012, je vais demander un plan spécifique à mes entraineurs pour que ça se passe différemment. » Martynas Maniussis, le leader de l’équipe dunkerquoise sur l’épreuve, très calme au départ, confiant, bien préparé à son premier Paris-Roubaix est rentré seul, pas très loin derrière les échappés et ceux en contre. Eclaboussé de partout après avoir roulé dans des flaques, il est apparu fâché, déçu de son résultat. Il attendait mieux. Il dit qu’une crevaison vers la fin en a décidé autrement, que c’est franchement bête. Malgré la contribution de Maxime, le dernier à avoir pu l’épauler, Martynas a donc subi le sort. Quant à Maxime, le « vieux briscard » de l’équipe avec son 3ème Paris-Roubaix, il déclare qu’il n’a pu recoller au groupe dans lequel Martynas a tenté de finir. Mais il a le sentiment d’avoir fait le maximum pour accompagner son leader. Pour lui, la poussière a été l’inconvénient de la journée. Cette course n’est pas différente du Paris-Roubaix sur lequel il avait également fini. Il n’y a qu’1 fois où il n’est pas allé au bout. Max dit que c’est sa dernière épreuve enfer du nord, chez les espoirs, que la seule façon d’y revenir serait avec les pros......Il reconnaît que cette classique est la plus difficile à laquelle un coureur se trouve confronté dans sa carrière. Pour les 6 coureurs, aucune chute, juste 2 crevaisons, aucun souci mécanique – ceci confirme la qualité des roues munies du système close 2, qui a été primé lors du concours des inventions où Nico Mattan a présenté l’innovation en 2010. Classement : |
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