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Arnaud Demare a fait sensation dimanche 5 juin à Chicoutimi (Québec). Vainqueur de la quatrième et dernière étape du Grand Prix de Saguenay, sixième manche de la Coupe des nations UCI, le coureur du CC Nogent-sur-Oise a médusé ses adversaires et soulevé des cris d’admiration du public local tant il finit fort. « Sur le film d’arrivée, on ne me voit pas à deux cents mètres de la ligne », dit l’intéressé. Deux hectomètres plus loin, il a plusieurs longueurs d’avance sur les Allemands Meisen et Ries. Alors, c’est un énorme ouf ! de soulagement que l’un des héros du jour laissa échapper quand il fut convier à monter sur le podium alors que, à ses pieds, le Colombien Quintana, la tête dans les mains, se demandait comment il avait pu perdre les vingt-cinq mètres qu’il possédait encore au panneau arrivée 250 m. Une longue accélération de Johan le Bon, le jeune Breton pro chez Bretagne-Schuller, auteur la veille de la première victoire d’étape française, avait réduit quasi à néant les chances de victoire du Sud-Américain avant que Demare ne finisse superbement le travail devant le peloton qui déferla comme une vague un jour de grande tempête ! Arnaud Demare, bras levés au ciel, pouvait savourer. Cela faisait trois jours qu’il ruminait sa revanche. Il faut dire qu’il se croyait poursuivi par la malchance. Au Québec comme en France. « J’en étais à croire que j’allais jamais en gagner une. Au Tour de Bretagne, je me fais enfermer et je finis 6e de la quatrième étape. Je gagne quatre sprints mais jamais la victoire en jeu. Là, au Canada, c’est une chute qui me gêne lors de la première étape. C’était rageant. » Un sprinteur qui ne gagne pas est toujours un coureur frustré. Sur le rectiligne Boulevard Saguenay, à vue de nez d’un fjord, sorte de paradis terrestre, Arnaud Demare a donc ouvert son compteur 2010. Sa dernière victoire remontait à septembre 2009, quand il gagna, sous le maillot de l’équipe de France juniors, la dernière étape du Tour d’Istrie, en Croatie. Pas un hasard. Depuis Paris-Roubaix 2008, l’ancien coureur du Team Wasquehal est un membre incontournable de la sélection tricolore. Vice-champion du monde sur route 2009, le Picard, issu du CC Formerie, a confirmé tout le bien que l’on pense de lui. C’est peut être même le sprinteur que la France attend depuis longtemps mais, s’il vous plaît, laissons-le faire son apprentissage. D’où il vient et où il est, il est bien comme ses résultats le montrent. Après tout, il n’a que dix-huit ans (il en aura dix-neuf en août prochain). Il est simplement un jeune homme un peu plus doué que les autres. Mais comme les autres, il va passer son bac scientifique. De retour du Québec, il s’est d’ailleurs replongé dans ses cours. « Je vais faire une coupure franche d’une semaine. » Et reprendre progressivement après. Il va donc falloir attendre un peu pour le revoir en selle. Aussi vite soit-il dans la dernière ligne droite, Arnaud Demare n’a pas envie d’accélérer les choses dans sa vie de champion. |
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Arnaud Demare a fait sensation dimanche 5 juin à Chicoutimi (Québec). Vainqueur de la quatrième et dernière étape du Grand Prix de Saguenay, sixième manche de la Coupe des nations UCI, le coureur du CC Nogent-sur-Oise a médusé ses adversaires et soulevé des cris d’admiration du public local tant il finit fort. « Sur le film d’arrivée, on ne me voit pas à deux cents mètres de la ligne », dit l’intéressé. Deux hectomètres plus loin, il a plusieurs longueurs d’avance sur les Allemands Meisen et Ries. Alors, c’est un énorme ouf ! de soulagement que l’un des héros du jour laissa échapper quand il fut convier à monter sur le podium alors que, à ses pieds, le Colombien Quintana, la tête dans les mains, se demandait comment il avait pu perdre les vingt-cinq mètres qu’il possédait encore au panneau arrivée 250 m. Une longue accélération de Johan le Bon, le jeune Breton pro chez Bretagne-Schuller, auteur la veille de la première victoire d’étape française, avait réduit quasi à néant les chances de victoire du Sud-Américain avant que Demare ne finisse superbement le travail devant le peloton qui déferla comme une vague un jour de grande tempête ! Arnaud Demare, bras levés au ciel, pouvait savourer. Cela faisait trois jours qu’il ruminait sa revanche. Il faut dire qu’il se croyait poursuivi par la malchance. Au Québec comme en France. « J’en étais à croire que j’allais jamais en gagner une. Au Tour de Bretagne, je me fais enfermer et je finis 6e de la quatrième étape. Je gagne quatre sprints mais jamais la victoire en jeu. Là, au Canada, c’est une chute qui me gêne lors de la première étape. C’était rageant. » Un sprinteur qui ne gagne pas est toujours un coureur frustré. Sur le rectiligne Boulevard Saguenay, à vue de nez d’un fjord, sorte de paradis terrestre, Arnaud Demare a donc ouvert son compteur 2010. Sa dernière victoire remontait à septembre 2009, quand il gagna, sous le maillot de l’équipe de France juniors, la dernière étape du Tour d’Istrie, en Croatie. Pas un hasard. Depuis Paris-Roubaix 2008, l’ancien coureur du Team Wasquehal est un membre incontournable de la sélection tricolore. Vice-champion du monde sur route 2009, le Picard, issu du CC Formerie, a confirmé tout le bien que l’on pense de lui. C’est peut être même le sprinteur que la France attend depuis longtemps mais, s’il vous plaît, laissons-le faire son apprentissage. D’où il vient et où il est, il est bien comme ses résultats le montrent. Après tout, il n’a que dix-huit ans (il en aura dix-neuf en août prochain). Il est simplement un jeune homme un peu plus doué que les autres. Mais comme les autres, il va passer son bac scientifique. De retour du Québec, il s’est d’ailleurs replongé dans ses cours. « Je vais faire une coupure franche d’une semaine. » Et reprendre progressivement après. Il va donc falloir attendre un peu pour le revoir en selle. Aussi vite soit-il dans la dernière ligne droite, Arnaud Demare n’a pas envie d’accélérer les choses dans sa vie de champion. |
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