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LOUIS DEBRUYKER, jeune homme de 91 ans, affable et discret est actuellement en convalescence à la Mitterie à Lomme suite à une fracture du fémur mais le gaillard est costaud et il en en vu d’autres. Il habite Capinghem, en compagnie de son épouse Nelly, 71 ans de mariage, et toujours complices comme au premier jour. Si un jour vous rendez visite à Louis, il vous racontera de belles histoires, celles qui ont forgé la légende du Tour de France, du reste Jean-Paul OLLIVIER lui a fait la part belle dans ses émissions en prélude des directs sur le Tour. Pourtant, l’histoire commence mal, Louis coureur professionnel est renversé à Paris par une voiture le 6 juin 1944 en pleine course, deux mois d’hospitalisation, adieu bouquets, adieu miss sur le podium, clap de fin pour le coureur. Dorénavant, Louis sera mécano sur les évènements cyclistes et avec les stars de l’époque, Louison BOBET, Roger RIVIERE, Jean STABLINSKI et surtout Jacques ANQUETIL pour qui il sera plus qu’un mécanicien, un complice et un confident. Le Tour d’Italie 1964Lors du Tour d’Italie 1964, Jacques ANQUETIL défend le maillot rose de leader face à la coalition des coureurs italiens déchaînés, il est échappé avec plusieurs coureurs italiens et seul de son équipe, à l’époque une seule voiture de directeur sportif par équipe avec GEMINIANI au volant.Catastrophe, crevaison d’un pneu de la voiture à 20 km de l’arrivée, et Louis en tenue de mécano va enfourcher le vélo de secours descendu de la galerie. Objectif : aller le plus vite possible en perdant un minimum de temps pour dépanner ANQUETIL en cas de pépin. Louis s’accroche avec hargne et énergie au passage d’un groupe de poursuivants. Finalement, Jacques ANQUETIL arrivera sans encombre, et quand Louis, quelques secondes plus tard, surgit à l’arrivée, juché sur le vélo de secours en tenue de mécano, Jacques ANQUETIL le prend dans ses bras et verse une larme. Le Tour de France 1963Lors du Tour de France 1963, ANQUETIL n’arrive pas à lâcher BAHAMONTES dans les cols, il lui faudrait un vélo plus léger dans l’ascension du terrible col de la FORCLAZ, à l’époque les changements de bicyclette sont interdits sauf pépin technique et Louis d’inventer un stratagème avec une petite pince coupante pour sectionner discrètement le câble du dérailleur et pouvoir changer de vélo. Louis est intarissable sur les petites histoires qui font les grandes légendes. En 1965, Jacques ANQUETIL a décidé de tenter l’impossible, un doublé Dauphiné-Libéré et Bordeaux-Paris dans la foulée. Il faut savoir que le Dauphiné se termine à Avignon le samedi après-midi et le départ c’est à Bordeaux à 23 heures ! grâce à un avion (Mystère 20) affrêté par le Glam du Général DE GAULE, ANQUETIL et ses rares accompagnants dont Louis en photo dans l’avion avant le décollage pourront rejoindre Bordeaux. Le lendemain, ANQUETIL, après 600 km d’efforts, triomphe au Parc des Princes. Souvenirs, souvenirs, la liste est loin d’ëtre exhaustive et Louis a toujours la mémoire vaillante. Bon rétablissement Louis, on t’attend pour rouler au printemps. Souhaitons à Nelly et Louis de vivre encore longtemps pour nous faire partager leur bibliothèque de souvenirs. Louis Debruyker Né le 20 juin 1920 1937 : Pas Dunlop Régional : 5ème. 01/04/1939 : Grand-Prix du Rond Point à Armentières : 1er (SO Armentiérois). Août 1939 : réouverture du vélodrome de Wasquehal. 1er sur 3ème course (80 trs)
15 aout 1939 Grand Prix de le Botte d’Or (Weppes) : 5ème 18 septembre 1939 : 2è du 4è GP Coopérative de Mons en Baroeul (équipe HSL)1940 : il épouse Nelly
1941 : Grand-Prix Fourmies 3è (Demuer 1er)
Jusque 1942, il a été classé amateur. Là, entre alors dans l’équipe Peugeot. Avec Danguillaume, Emile Idee, Maurice Demuer et Alphonse Devreese (photo reconnaissance Paris Rbx 1944 les 2 derniers avec lui sur photo). Il a couru Paris-Roubaix en 1944, il finit 64è (dossard 177). Il crève 3 fois. La course passait par Arras, Carvin Seclin. Les coureurs franchissaient la ligne de démarcation à Amiens 5autorisation des autorités allemande pour la course). Pas beaucoup de matériel ni de voiture (manque essence). Il a crevé 3 fois. Il est surnommé le Lionceau
6 juin 1944 : Circuit de Paris. Il se fait percuter par une voiture allemande. On le ramasse 22 mètres plus loin. Il est hospitalisé à St Germain en Laye. 2 fractures des extrémités inférieures des radius sans déplacement + fracture ouverte du fémur. Plus d’un an sans rouler.
1946 : nouvelle licence. Il fait quelques courses en indépendant (notamment avec le sponsor Ryssel) et commence à travailler comme mécanicien en pige. Met fin à sa carrière en 1951.
1952 : il dépose sa candidature au journal « L’Equipe » pour participer comme mécano au Tour de France (son 1er sur 17). Il est affecté à l’équipe d’Espagne. C’est Paul Delaye qui lui met le pied à l’étrier.
1953 : Il accompagne l’équipe de France avec comme leader Louison Bobet.
1964 : au Giro Anquetil est en rose. La voiture de Geminiani directeur de course crève à deux reprises. Ce dernier demande à Louis d’assurer en vélo en cas de dépannage derrière Anquetil. Il l’a suivi sur 12 kms. A l’arrivée Anquetil a pris Louis dans ses bras et lui a dit « Tu as sauvé le tour »
1965 : Anquetil gagne le Dauphiné le samedi et enchaîne avec le Bordeaux Paris le dimanche (photos).
1965 : il doit préparer les vélos pour la bénédiction du pape, mais il arrive en retard. Il a du travailler pendant essuyant le courroux de son directeur sportif.
1968 : sa dernière prestation est le championnat du monde pour l’équipe de France.
1969 : il prend sa retraite. Il tient le café avec son épouse jusqu’en 1985.
1999 : chute = 6 côtes cassées.
2001 : il parcourait encore 8000 kms à vélo par an.
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LOUIS DEBRUYKER, jeune homme de 91 ans, affable et discret est actuellement en convalescence à la Mitterie à Lomme suite à une fracture du fémur mais le gaillard est costaud et il en en vu d’autres. Il habite Capinghem, en compagnie de son épouse Nelly, 71 ans de mariage, et toujours complices comme au premier jour. Si un jour vous rendez visite à Louis, il vous racontera de belles histoires, celles qui ont forgé la légende du Tour de France, du reste Jean-Paul OLLIVIER lui a fait la part belle dans ses émissions en prélude des directs sur le Tour. Pourtant, l’histoire commence mal, Louis coureur professionnel est renversé à Paris par une voiture le 6 juin 1944 en pleine course, deux mois d’hospitalisation, adieu bouquets, adieu miss sur le podium, clap de fin pour le coureur. Dorénavant, Louis sera mécano sur les évènements cyclistes et avec les stars de l’époque, Louison BOBET, Roger RIVIERE, Jean STABLINSKI et surtout Jacques ANQUETIL pour qui il sera plus qu’un mécanicien, un complice et un confident. Le Tour d’Italie 1964Lors du Tour d’Italie 1964, Jacques ANQUETIL défend le maillot rose de leader face à la coalition des coureurs italiens déchaînés, il est échappé avec plusieurs coureurs italiens et seul de son équipe, à l’époque une seule voiture de directeur sportif par équipe avec GEMINIANI au volant.Catastrophe, crevaison d’un pneu de la voiture à 20 km de l’arrivée, et Louis en tenue de mécano va enfourcher le vélo de secours descendu de la galerie. Objectif : aller le plus vite possible en perdant un minimum de temps pour dépanner ANQUETIL en cas de pépin. Louis s’accroche avec hargne et énergie au passage d’un groupe de poursuivants. Finalement, Jacques ANQUETIL arrivera sans encombre, et quand Louis, quelques secondes plus tard, surgit à l’arrivée, juché sur le vélo de secours en tenue de mécano, Jacques ANQUETIL le prend dans ses bras et verse une larme. Le Tour de France 1963Lors du Tour de France 1963, ANQUETIL n’arrive pas à lâcher BAHAMONTES dans les cols, il lui faudrait un vélo plus léger dans l’ascension du terrible col de la FORCLAZ, à l’époque les changements de bicyclette sont interdits sauf pépin technique et Louis d’inventer un stratagème avec une petite pince coupante pour sectionner discrètement le câble du dérailleur et pouvoir changer de vélo. Louis est intarissable sur les petites histoires qui font les grandes légendes. En 1965, Jacques ANQUETIL a décidé de tenter l’impossible, un doublé Dauphiné-Libéré et Bordeaux-Paris dans la foulée. Il faut savoir que le Dauphiné se termine à Avignon le samedi après-midi et le départ c’est à Bordeaux à 23 heures ! grâce à un avion (Mystère 20) affrêté par le Glam du Général DE GAULE, ANQUETIL et ses rares accompagnants dont Louis en photo dans l’avion avant le décollage pourront rejoindre Bordeaux. Le lendemain, ANQUETIL, après 600 km d’efforts, triomphe au Parc des Princes. Souvenirs, souvenirs, la liste est loin d’ëtre exhaustive et Louis a toujours la mémoire vaillante. Bon rétablissement Louis, on t’attend pour rouler au printemps. Souhaitons à Nelly et Louis de vivre encore longtemps pour nous faire partager leur bibliothèque de souvenirs. Louis Debruyker Né le 20 juin 1920 1937 : Pas Dunlop Régional : 5ème. 01/04/1939 : Grand-Prix du Rond Point à Armentières : 1er (SO Armentiérois). Août 1939 : réouverture du vélodrome de Wasquehal. 1er sur 3ème course (80 trs)
15 aout 1939 Grand Prix de le Botte d’Or (Weppes) : 5ème 18 septembre 1939 : 2è du 4è GP Coopérative de Mons en Baroeul (équipe HSL)1940 : il épouse Nelly
1941 : Grand-Prix Fourmies 3è (Demuer 1er)
Jusque 1942, il a été classé amateur. Là, entre alors dans l’équipe Peugeot. Avec Danguillaume, Emile Idee, Maurice Demuer et Alphonse Devreese (photo reconnaissance Paris Rbx 1944 les 2 derniers avec lui sur photo). Il a couru Paris-Roubaix en 1944, il finit 64è (dossard 177). Il crève 3 fois. La course passait par Arras, Carvin Seclin. Les coureurs franchissaient la ligne de démarcation à Amiens 5autorisation des autorités allemande pour la course). Pas beaucoup de matériel ni de voiture (manque essence). Il a crevé 3 fois. Il est surnommé le Lionceau
6 juin 1944 : Circuit de Paris. Il se fait percuter par une voiture allemande. On le ramasse 22 mètres plus loin. Il est hospitalisé à St Germain en Laye. 2 fractures des extrémités inférieures des radius sans déplacement + fracture ouverte du fémur. Plus d’un an sans rouler.
1946 : nouvelle licence. Il fait quelques courses en indépendant (notamment avec le sponsor Ryssel) et commence à travailler comme mécanicien en pige. Met fin à sa carrière en 1951.
1952 : il dépose sa candidature au journal « L’Equipe » pour participer comme mécano au Tour de France (son 1er sur 17). Il est affecté à l’équipe d’Espagne. C’est Paul Delaye qui lui met le pied à l’étrier.
1953 : Il accompagne l’équipe de France avec comme leader Louison Bobet.
1964 : au Giro Anquetil est en rose. La voiture de Geminiani directeur de course crève à deux reprises. Ce dernier demande à Louis d’assurer en vélo en cas de dépannage derrière Anquetil. Il l’a suivi sur 12 kms. A l’arrivée Anquetil a pris Louis dans ses bras et lui a dit « Tu as sauvé le tour »
1965 : Anquetil gagne le Dauphiné le samedi et enchaîne avec le Bordeaux Paris le dimanche (photos).
1965 : il doit préparer les vélos pour la bénédiction du pape, mais il arrive en retard. Il a du travailler pendant essuyant le courroux de son directeur sportif.
1968 : sa dernière prestation est le championnat du monde pour l’équipe de France.
1969 : il prend sa retraite. Il tient le café avec son épouse jusqu’en 1985.
1999 : chute = 6 côtes cassées.
2001 : il parcourait encore 8000 kms à vélo par an.
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