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Paris Roubaix 2010


Paris Roubaix 2010 sur le bord de la route


.

Tout commence la veille en regardant en famille les cartes fournies dans les journaux locaux.


Où se rendre est la question essentielle. Des avis pour L’ arbre, pour Arenberg, pour le vélodrome ou Troisville.

Chacun y va de ses arguments.

En simple spectateur sans aucun badge ou adhésif de pare-brise ( même si le Mini Paris Roubaix de l’ an dernier peut parfois laisser croire ) , les routes sont encombrées et les postes photos convoités.

 

L’ arbre : trop près pour rejoindre Roubaix sans encombres et étrange déjà vendredi et samedi en dépit des reconnaissances. Le bleu des uniformes remplaçait le jaune des drapeaux Flamands ou les fanions des équipes. En temps « normal « , 2 à 3 rangs de spectateurs interdisent de cadrer correctement une photo si tenté que l’ on voit les coureurs dans l’ objectif.

 

Second choix : Arenberg aux nombreux noms :la Drève des Boules d’Hérin, La Trouée d’Arenberg ou tranchée de Wallers-Arenberg, en bref, le plus difficile secteur pavé de l’ épreuve redécouvert par le regretté Jean Stablinski, le seul à être passé dessous en tant que mineur et dessus en tant que cycliste. Ils nous reste de lui son sourire et son superbe maillot quand il ouvrait la route à une ribambelle de gamins des écoles de cyclisme.

Avantage, se placer en toute fin permettra de voir passer aussi la caravane mais trop ont la même idée y compris les voitures des VIP’s ou des équipes.

 

Restait donc le premier pavé et retour au vélodrome.

Départ à 09h00 de Roubaix pour cheminer tranquillement vers Inchy. Le pavé est traversé par la grand route, c’ est là notre base arrière et l’ endroit se remplira de voitures et bus au fur et à mesure de l’ avancée de la course.

Reconnaissance à pieds de l’ ensemble du secteur 27 et arrêt devant le monument confirmant que Jean est bien arrivé au paradis des cyclistes.

Parking payant et frittes, Troisville se mettrait’ il à la mode de l’ Arbre ?

La chaussée est lisse en raison de la boue séchée. Sur de nombreux hectomètres, du billard valant un bon bitume. Ce sera la poussière cette année. Reste l’ attente.

 

Le peloton quitte Compiègne.

 

Les invités Cervélo rencontrés la veille au vélodrome et en vélo arrivent dans des véhicules d’ équipe et s’ offrent un pique nique sur le bord du chemin. Quelle différence avec des Monsieur Madame entrevus derrière les grilles de l’ espace VIP à Roubaix et dont le seul centre d’ intérêt était le niveau des bulles dans leurs coupes. Là-bas, les passionnés , eux, se massaient contre les grilles pour suivre la course sur l’ écran géant.

 

Nous faisons un dernier aller retour pour se placer au meilleur endroit supposé avec l’ appareil photo et digérer le petit jambon beurre.

En compagnie d’ un fan club Jimmy Casper et d’ un ancien Cyclo local septuagénaire. Le temps passe plus vite, le vélo est le centre des conversations. Casper n’ est pas venu dans l’ équipe de Roubaix, il était trop cher et sa saison suivante lui a donné raison de ne pas se brader.

Le vent est coupant et chaque rayon de soleil amène des cris de joie et de bien-être.

De plus en plus de voitures officielles : presse , véhicules d’ équipes venant se placer sur le secteur, gendarmes déposant les militaires aux points présentant du danger et hélico civil en repérage.

 

 

Chaque nuage de poussière de l’ autre coté du vallon semble annoncer le début de la fête et voilà la garde Républicaine ouvrant la route à la caravane. Elle est avance, il est 11h00.

Les mômes se jettent sur les cadeaux comme sur les œufs de Pâques. Le Courrier Picard apporte un peu de lecture, Etape Hôtel des bonnets de nuit coupant un peu le froid, la Cofidis lance des sacs pour grouper les gadgets et la Région pavoise.

Merci à tous.  

 

Et l’ attente recommence. Troisville est boudé par la télé et par nombre de journalistes tous médias se réveillant beaucoup plus tard. Les trois caméras de France Télévision étaient encore au repos. Seuls les photographes filaient vers le bon virage.

Et pourtant, c’ est le début de la fin pour beaucoup après de rudes parties de manivelles pour intégrer ou empêcher les échappés matinales.

 

13h00 : Poussière, le groupe de tête fort ,de 19 éléments, est là. Ils sont trop nombreux et trop près du peloton pour réussir le coup du matin dixit la foule des connaisseurs.

La preuve, rien derrière en dehors des anges gardiens de la Mavic.

 

Quelques minutes plus tard, le peloton débarque. Dans son beau maillot de Champion de Belgique Ton Boonen se place au troisième rang et au centre. La queue du peloton n’ est plus visible, perdue dans la poussière. Les gosses ont vu Tom et ils hurlent.

A l’ applaudimètre, il n’ y a pas d’ ombre au champion de Belgique.

Les visages des coureurs sont détendus et souriants dans le premier secteur. Les mains sur les cocotes et les doigts sur les freins pour certains, en haut du guidon pour d’ autres.

Pour moi, c’ est une première.

Ils paraissent balader mais le centre du peloton est déjà là avec un Quick Step portant les couleurs d’ ancien Champion de Belgique : étrange de le voir aussi loin avec un rôle à jouer.

 

Il est plus près de la tête que le champion d’ Allemagne en dernière position du train.

Suivent des petits groupes qui n’ arrivent pas à suivre. L’ arrivée est encore loin.

Derrière le directeur de course, deux lâchés. On discute à l’ oreilette.

 

Suit le ballet des voitures suiveuses dans un nuage digne d’ un vent de sable.

Il est temps de regagner la voiture pour aller au point suivant.

14h00 : Une belle portion de route bien plate où l’ accès est facile.

Pas mal de voitures, y compris des équipes, tentent le multi passages.

La télé est maintenant sortie et le ballet de l’ hélico vaut à lui seul un meeting aérien.

Seules les caméras accompagnent les groupes. Les motos des radios sont invisibles et entendre sur France Bleu la cloche du dernier tour des Juniors tenue par Serge indique le lieu de commentaires d’ autant qu’ il a fallu du temps à mettre un nom et une nationalité sur le vainqueur pourtant champion du monde. Dans la voiture, nous nous interrogions sur le classement de « notre « Champion de France.

 

Nous passons Wallers par l’ autoroute presque en même temps que les hommes de tête.

Les secteurs visibles le long de l’ A23 semblent calmes encore une fois.

 

Arrivée sur Roubaix et les gosses veulent aller de suite à leur club, le vélodrome de Roubaix.

Faute de Pass, retour sur le secteur pavé numéro 1 après une bonne bière offerte sur le compte de la Région par des invités forts sympathiques et rangés dans la catégorie des passionnés.

Ils se reconnaîtront , ils ont encore une fois mon merci.

 

C’est sous la flamme rouge déplacée pour marquer le dernier kilomètre que l’ on peut le mieux voir tout arriver.

Des supporters de l’ Algérie agitent leurs drapeaux pour encourager leurs compatriotes ( ? ) mais les Flandriens restent rares ou discrets.

Les supporters B-Box agitent leurs fanions et la tension est palpable.

16h20 : La caravane ralentit au rendu des moyens de communication pour le plus grand bonheur de tous. Défilé des voitures portant sur leur toits les vélos aux plaques affichées marquant les abandons ou les vélos de réserve de leaders.

Déjà, les pales de l’ hélico se font entendre et Fabian Cancellara aborde l’ ultime secteur encore concentré sous les vivas.

Derrière lui les visages des coureurs marquent tour à tour la déception , la joie, la préparation d’ un sprint ou tout simplement la fierté de finir.

Jusqu’ aux derniers, même ceux arrivés derrière la première voiture balai et hors délais, les applaudissement résonnent encore.

Reste aux enfants la chasse aux gourdes, autographes ou autres souvenirs et rentrer pour regarder les images au 19/20 de France 3 et rester encore un moment sur la légende de Paris Roubaix, le monument du cyclisme.

Ou aller l’ an prochain demandent déjà les enfants pas encore dans leur Paris Roubaix à eux, celui des écoles de cyclisme du 30 mai.

 

Nb Si un généreux donateur pouvait me fournir un Pass pour accéder au vélodrome l’ an prochain, je lui en serais fort reconnaissant.

Tout commence la veille en regardant en famille les cartes fournies dans les journaux locaux.


Où se rendre est la question essentielle. Des avis pour L’ arbre, pour Arenberg, pour le vélodrome ou Troisville.

Chacun y va de ses arguments.

En simple spectateur sans aucun badge ou adhésif de pare-brise ( même si le Mini Paris Roubaix de l’ an dernier peut parfois laisser croire ) , les routes sont encombrées et les postes photos convoités.

 

L’ arbre : trop près pour rejoindre Roubaix sans encombres et étrange déjà vendredi et samedi en dépit des reconnaissances. Le bleu des uniformes remplaçait le jaune des drapeaux Flamands ou les fanions des équipes. En temps « normal « , 2 à 3 rangs de spectateurs interdisent de cadrer correctement une photo si tenté que l’ on voit les coureurs dans l’ objectif.

 

Second choix : Arenberg aux nombreux noms :la Drève des Boules d’Hérin, La Trouée d’Arenberg ou tranchée de Wallers-Arenberg, en bref, le plus difficile secteur pavé de l’ épreuve redécouvert par le regretté Jean Stablinski, le seul à être passé dessous en tant que mineur et dessus en tant que cycliste. Ils nous reste de lui son sourire et son superbe maillot quand il ouvrait la route à une ribambelle de gamins des écoles de cyclisme.

Avantage, se placer en toute fin permettra de voir passer aussi la caravane mais trop ont la même idée y compris les voitures des VIP’s ou des équipes.

 

Restait donc le premier pavé et retour au vélodrome.

Départ à 09h00 de Roubaix pour cheminer tranquillement vers Inchy. Le pavé est traversé par la grand route, c’ est là notre base arrière et l’ endroit se remplira de voitures et bus au fur et à mesure de l’ avancée de la course.

Reconnaissance à pieds de l’ ensemble du secteur 27 et arrêt devant le monument confirmant que Jean est bien arrivé au paradis des cyclistes.

Parking payant et frittes, Troisville se mettrait’ il à la mode de l’ Arbre ?

La chaussée est lisse en raison de la boue séchée. Sur de nombreux hectomètres, du billard valant un bon bitume. Ce sera la poussière cette année. Reste l’ attente.

 

Le peloton quitte Compiègne.

 

Les invités Cervélo rencontrés la veille au vélodrome et en vélo arrivent dans des véhicules d’ équipe et s’ offrent un pique nique sur le bord du chemin. Quelle différence avec des Monsieur Madame entrevus derrière les grilles de l’ espace VIP à Roubaix et dont le seul centre d’ intérêt était le niveau des bulles dans leurs coupes. Là-bas, les passionnés , eux, se massaient contre les grilles pour suivre la course sur l’ écran géant.

 

Nous faisons un dernier aller retour pour se placer au meilleur endroit supposé avec l’ appareil photo et digérer le petit jambon beurre.

En compagnie d’ un fan club Jimmy Casper et d’ un ancien Cyclo local septuagénaire. Le temps passe plus vite, le vélo est le centre des conversations. Casper n’ est pas venu dans l’ équipe de Roubaix, il était trop cher et sa saison suivante lui a donné raison de ne pas se brader.

Le vent est coupant et chaque rayon de soleil amène des cris de joie et de bien-être.

De plus en plus de voitures officielles : presse , véhicules d’ équipes venant se placer sur le secteur, gendarmes déposant les militaires aux points présentant du danger et hélico civil en repérage.

 

 

Chaque nuage de poussière de l’ autre coté du vallon semble annoncer le début de la fête et voilà la garde Républicaine ouvrant la route à la caravane. Elle est avance, il est 11h00.

Les mômes se jettent sur les cadeaux comme sur les œufs de Pâques. Le Courrier Picard apporte un peu de lecture, Etape Hôtel des bonnets de nuit coupant un peu le froid, la Cofidis lance des sacs pour grouper les gadgets et la Région pavoise.

Merci à tous.  

 

Et l’ attente recommence. Troisville est boudé par la télé et par nombre de journalistes tous médias se réveillant beaucoup plus tard. Les trois caméras de France Télévision étaient encore au repos. Seuls les photographes filaient vers le bon virage.

Et pourtant, c’ est le début de la fin pour beaucoup après de rudes parties de manivelles pour intégrer ou empêcher les échappés matinales.

 

13h00 : Poussière, le groupe de tête fort ,de 19 éléments, est là. Ils sont trop nombreux et trop près du peloton pour réussir le coup du matin dixit la foule des connaisseurs.

La preuve, rien derrière en dehors des anges gardiens de la Mavic.

 

Quelques minutes plus tard, le peloton débarque. Dans son beau maillot de Champion de Belgique Ton Boonen se place au troisième rang et au centre. La queue du peloton n’ est plus visible, perdue dans la poussière. Les gosses ont vu Tom et ils hurlent.

A l’ applaudimètre, il n’ y a pas d’ ombre au champion de Belgique.

Les visages des coureurs sont détendus et souriants dans le premier secteur. Les mains sur les cocotes et les doigts sur les freins pour certains, en haut du guidon pour d’ autres.

Pour moi, c’ est une première.

Ils paraissent balader mais le centre du peloton est déjà là avec un Quick Step portant les couleurs d’ ancien Champion de Belgique : étrange de le voir aussi loin avec un rôle à jouer.

 

Il est plus près de la tête que le champion d’ Allemagne en dernière position du train.

Suivent des petits groupes qui n’ arrivent pas à suivre. L’ arrivée est encore loin.

Derrière le directeur de course, deux lâchés. On discute à l’ oreilette.

 

Suit le ballet des voitures suiveuses dans un nuage digne d’ un vent de sable.

Il est temps de regagner la voiture pour aller au point suivant.

14h00 : Une belle portion de route bien plate où l’ accès est facile.

Pas mal de voitures, y compris des équipes, tentent le multi passages.

La télé est maintenant sortie et le ballet de l’ hélico vaut à lui seul un meeting aérien.

Seules les caméras accompagnent les groupes. Les motos des radios sont invisibles et entendre sur France Bleu la cloche du dernier tour des Juniors tenue par Serge indique le lieu de commentaires d’ autant qu’ il a fallu du temps à mettre un nom et une nationalité sur le vainqueur pourtant champion du monde. Dans la voiture, nous nous interrogions sur le classement de « notre « Champion de France.

 

Nous passons Wallers par l’ autoroute presque en même temps que les hommes de tête.

Les secteurs visibles le long de l’ A23 semblent calmes encore une fois.

 

Arrivée sur Roubaix et les gosses veulent aller de suite à leur club, le vélodrome de Roubaix.

Faute de Pass, retour sur le secteur pavé numéro 1 après une bonne bière offerte sur le compte de la Région par des invités forts sympathiques et rangés dans la catégorie des passionnés.

Ils se reconnaîtront , ils ont encore une fois mon merci.

 

C’est sous la flamme rouge déplacée pour marquer le dernier kilomètre que l’ on peut le mieux voir tout arriver.

Des supporters de l’ Algérie agitent leurs drapeaux pour encourager leurs compatriotes ( ? ) mais les Flandriens restent rares ou discrets.

Les supporters B-Box agitent leurs fanions et la tension est palpable.

16h20 : La caravane ralentit au rendu des moyens de communication pour le plus grand bonheur de tous. Défilé des voitures portant sur leur toits les vélos aux plaques affichées marquant les abandons ou les vélos de réserve de leaders.

Déjà, les pales de l’ hélico se font entendre et Fabian Cancellara aborde l’ ultime secteur encore concentré sous les vivas.

Derrière lui les visages des coureurs marquent tour à tour la déception , la joie, la préparation d’ un sprint ou tout simplement la fierté de finir.

Jusqu’ aux derniers, même ceux arrivés derrière la première voiture balai et hors délais, les applaudissement résonnent encore.

Reste aux enfants la chasse aux gourdes, autographes ou autres souvenirs et rentrer pour regarder les images au 19/20 de France 3 et rester encore un moment sur la légende de Paris Roubaix, le monument du cyclisme.

Ou aller l’ an prochain demandent déjà les enfants pas encore dans leur Paris Roubaix à eux, celui des écoles de cyclisme du 30 mai.

 

Nb Si un généreux donateur pouvait me fournir un Pass pour accéder au vélodrome l’ an prochain, je lui en serais fort reconnaissant.


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