Rencontre du Paris Roubaix Challenge cyclosportif 2012

L’engouement cyclosportif ne fut pas à la hauteur du déploiement qui permit à 1030 cyclosportifs de lutter, 8 jours avant les pros, sur un Paris-Roubaix nettement atténué et sur route "privatisée".

01) Le Paris-Roubaix Challenge est une cyclosportive organisée, sur route privatisée comme pour l’Etape du Tour, par A.S.O., sur 143 km dont 31 pavés entre Saint-Quentin et Roubaix.

Cette photo de l’organisation montre que le temps sec du mois de mars de permet souvent d’éviter … les pavés.



02) Notre rencontre avec ce Paris-Roubaix des cyclosportifs va de Landas au Carrefour de l’Arbre.

Le parcours des cyclosportifs est nettement atténué par rapport à celui des pros puisqu’il évite, comme l’indiquent les panneaux, toute la zone d’Orchies à Mons à Pévèle.

03) En fait les villes sont évitées car le problème est celui d’une vraie nuisance pour les riverains et voyageurs.

La route des cyclos, très disséminés en fin de parcours, est interdite à toute circulation par la gendarmerie.

Sauf à celle des cyclistes qui devront se ranger à l’arrivée des « coureurs ».



04) Une nuisance de plusieurs heures qui n’est pas compensée par la qualité du spectacle.

Rares sont les spectateurs, en dehors de cyclos qui en profitent pour souffler ou de supporters comme ce cycliste de Sequedin qui porte les bidons de Karine Saysset, la championne du monde des cyclosportives.

05) Les « coureurs » ont pris du retard par rapport à l’horaire prévu, peut-être à cause d’un petit vent de Nord-Est piquant.

En attendant on a tout le temps de regarder le ciel qui se prépare à de belles éclaircies.



06) Comme l’indiquent les résultats sur le site de l’organisation, sachez que le numéro 126, Nicolas Roux, est arrivé à Landas avec 3 minutes d’avance.

Ayant ensuite creusé un écart de 10 mnn il est le lauréat (en 4h20) de ce premier Paris-Roubaix Challenge comptant 1030 inscrits et … 893 classés.

      Les premiers poursuivants

07) La tête de la course est très échelonnée à la sortie du pavé de Brillon avant d’arriver à Landas, soit à 40 bornes du vélodrome.

Arrivent donc en second et troisième rang Jeremy Piat (n°203) et David Léonard (n° 149) qui se classeront 10 et 16e à Roubaix.



08) Puis le Roubaisien Vincent Caplette (n° 114) qui, lui aussi, sera repris par le premier groupe de chasse fort d’une quinzaine d’unités.

Il se classe 9e dans le sprint pour la 2e place.

09) En maillot Cycl’Affaires, Auguste Arnaud (n° 225) va mener une longue chasse solitaire pour terminer victorieux du sprint pour la 2e place, à dix minutes de Nicolas Roux.



10) Le groupe suivant, avec Jean François Jegou (n° 208, 5e) et Ludovic Bléhaut (n° 166, 4e) va donc continuer à grossir et bien s’organiser mais sans pouvoir revoir l’homme de tête.

11) Dans ce premier groupe figure aussi Fabrice Paumier (n° 174) de l’équipe Digest-Science. Il va se hisser sur le podium en se dégageant in extrémis du groupe se disputant la 2e place.



12) A gauche sur la route, Karine Saysset roule, aux côtés de son mentor, sous le maillot Digest-Science.

La première féminine du Paris-Roubaix Challenge est la championne du monde Masters, titre conquis à Stavelot en septembre 2011.

Elle termine 45e au scratch.

13) Soleil dans le dos, mais par une froide matinée, le groupe contre-attaquant franchit le pont sur l’autoroute de Valenciennes avant d’aborder Landas.



14) L’abri dans les roues est d’autant plus intéressant que le tronçon routier avant le prochain secteur pavé est alors d’une vingtaine de bornes.

15) Toujours dans les 100 plus costauds figurent des sportifs comme Dean Gore au maillot Hollander (n° 133, 76e) et Grégory Vanstavel au maillot Ville de Feignies (n°165, 82e), qui roulent sportivement.



16) Cela n’empêche pas de rouler de concert à un bon niveau au dessus des 30 km/h. Daniel Fricker (n°99, 62e) et Jean Luc Neff (n° 97, 73e) ne vont pas relâcher.

17) Avec un sourire quelque peu grimaçant pour Karl Journel (n° 69, 113e) et Christian Korenfeld (n° 116, 107e).

Après tout, c’est tout de même un peu l’Enfer !


      Ravitaillement à Landas


18) La table est mise, en grande largeur, sur la place de Landas pour le ravitaillement de ceux qui ont un peu de temps à perdre.

19) Comme le chronomètre tourne, certains négligent la proposition quitte à puiser dans leurs poches.



20) Arrive le moment où la récupération est nécessaire et bienvenue car le classement importe peu.

Et le menu du jour est plutôt copieux.

Sans oublier que le prix d’inscription (75€) doit un peu s’amortir.

21) Dans une ambiance bon enfant, les bénévoles de l’organisation applaudissent ceux qui n’interrompent pas leur effort.



22) Mais on est surtout très attentionné à l’égard de ceux qui sollicitent à boire et à manger.

      Emile chez lui

23) La rumeur l'accompagne dans la rue principale de Landas : Emile Sibile, cyclosportif de la cité, arrive au ravitaillement.



24) Sous le maillot du club Triathlon de Saint Amand les Eaux, Emile explique que tout va bien pour lui mais que l’Enfer sera toujours l’enfer.

25) Alors, tandis qu’on tente de le gaver en suppléments énergétiques, on immortalise son passage à Landas, entre Paris et Roubaix !



26) Puis le héros, faisant preuve de détermination, reprend la machine en direction des autres pavés puis du vélodrome.

Il terminera 226e au scratch et 35e de sa catégorie d’âge des 50-60 ans.

Sacré Emile !

27) A la sortie du village se trouve l’un des points de contrôle informatisé enregistrant le passage de chaque concurrent.



28) La route reprend ses droits en direction de Bourghelles et une zone de 4 secteurs pavés successifs.

A noter, à droite, la précaution nostalgique du sportif qui porte le boyau de secours sur les épaules.

      Pavés de Bourghelles

29) La longue portion de route sans secteurs pavés depuis Landas a donné des regroupements qui permettent de se tenir dans les roues avant l’explosion finale.



30) Une nouvelle fois les cyclosportifs n’abordent pas exactement les mêmes pavés que les pros de la semaine suivante.

Ainsi vont-ils, après avoir évité Cysoing, tourner à gauche au lieu d’emprunter le pavé du Calvaire conduisant à Wannehain.

Autant d’embarras en moins pour les localités nommées.

31) Mais le pavé de gauche ne vaut pas mieux que celui de droite !

Un pavé bien sec au demeurant !!



32) La vigilance s’impose dans le virage aggravé par les gravillons roulant dans la poussière.

33) Le maillot orange du Roubaix Lille Métropole indique que le pédaleur va souffrir sur son propre terrain.



34) Le défilé des cahotants se poursuit alors imperturbablement pour les 20 derniers kilomètres.

35) Sans l’ombre d’un doute même si le jour a quelque chose de contraire.


      Pavés de l’Arbre


36) Sans transition autre que celle des pavés de Camphin, voici déjà, ou enfin, la sortie du secteur de l’Arbre.

Le secteur souvent déterminant dans la course des pros.

37) La gendarmerie a pris ses quartiers, pour une semaine, dans ce carrefour stratégique.

Avec l’avantage de quelques spectateurs inattendus postés pour le passage des cyclosportifs.



38) Les barrières sont déjà mises en place pour le passage en virage au Carrefour de l’Arbre.

39) Parmi les incontournables problèmes techniques encourus :

un guidon détaché du fait de la défaillance des vis de la potence.

Lionnel Chassagnol (n° 94) trouvera cependant le moyen de terminer 320e en 5h28.



40) Les pédaleurs laissent derrière eux l’ancien café qui est devenu Restaurant de l’Arbre.

Restaurant huppé qui préfère rester « fermé » en ces jours d’embarras cyclistes !

Christian Allain (n°759) terminera 250e à Roubaix en 5h18.

41) Fin du secteur de l’Arbre à l’intersection de la route Cysoing-Baisieux où la gendarmerie va permettre le « cisaillement » pour la circulation automobile.

Heureusement, sachant que, classée 893e à Roubaix, Sigurd Sollien (4e WB) est passée là 4h … après Nicolas Roux !



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