Le Koppenberg pour 15530 cyclos du Ronde van Vlaanderen 2012

Une organisation gigantesque pour environ 16000 cyclos, répartis dès le départ, de Bruges pour 244 km et d’Audenarde pour les 138 ou 87 km. Contentons-nous ici du passage au Koppenberg entre 10 et 11h.

01) Dans les Ardennes Flamandes, chaque commune célèbre le passage du Ronde, celui des cyclos puis celui des pros le dimanche.

Ainsi à Renaix/Ronse a-t-on dressé des panneaux à l’effigie d’un Ronde vert et des coureurs qui ont brillé : Fondriest, Van Itterbeck, Van Impe et, comme ici, Stijn Devolder.



02) Déploiement de sécurité au sommet du Kruisberg, à la sortie de Renaix sur la route d’Audenarde.

Les automobilistes sont prévenus que les cyclos du Ronde ont droit à une bande réservée sur la chaussée.

Et l’on ne vous parle pas du nombre de policiers mobilisés pour donner la priorité aux cyclos.

03) A la sortie d’Audenarde, ceux du 87 km qui viennent de prendre le départ sont invités à tourner à gauche.

Tournent à droite ceux du 134 km qui ont déjà parcouru 50 bornes et passé 4 « bosses ».

Un ravito gigantesque, de type Cycling Tour mais avec Patrick et Shimano en plus, les attend à 500m de là.



04) Partis sur le coup de 8 heures, la plupart des cyclos continuent donc le 143 km.

Mais tous vont bientôt se retrouver au pied du Koppenberg, première difficulté pour les un, cinquième pour les autres.

05) Délaissant la route principale menant vers Kruisbergen les pédaleurs empruntent, jusqu’à Melden, une piste cyclable parallèle.



06) A l’écart de la circulation de nombreux pelotons se forment pour profiter des bonnes roues.

Ou alors pour se retrouver, comme les Latexco, en formation club.

      Pied du Koppenberg

07) Puis un virage à droite, avant de longer le relief qu’on distinguait bien à gauche.



08) Le doute n’est plus permis, le Koppenberg se dresse comme un mur en goulot :

800m de pavés à 11,6% avec un passage à 22%.

09) Le Ronde des cyclos n’est pas réservé aux gros bras.

Voilà un gamin (n° 8002) qui n’a pas froid aux yeux.

Et qui promet !



10) Le Ronde est aussi l’affaire des Vttistes.

Avec l’avantage de mieux passer les pavés et de disposer un large éventail de développement.

11) Le début de la montée qui laisse derrière soi le village de Melden est, malgré les pavés, facile et bien large.



12) Puis les premiers déchaussements.

A cause de la pente qui s’accentue et de l’encombrement qui sera bientôt général.

13) Mais ce n’est pas le courage ni la bonne volonté qui manquent.


      Les honneurs du pied


14) Dans la catégorie sport pour tous on retrouve, dans le peloton, le quasi « dernier des Flandriens ».

Bel et bien inscrit, avec le numéro 7898.

A pied bien entendu.

15) L’occasion de rappeler que la ville d’Oudenaarde aime d’autant plus le Ronde van Vlaanderen qu’elle en organise désormais l’arrivée.

D’où le remaniement du parcours qui donne à la course trois passages au Vieux-Quaremont et au Patterberg.

Mais un seul au Ronde des cyclos.



16) La montée devient terrible dans sa partie la plus étroite et encaissée entre les talus.

Tout l’art, ou la chance, est alors de parvenir à rouler entre les piétons.

17) Noyé dans la nasse, le cyclo de Chatenay Malabry, donc de la région parisienne, se résigne.


      Passage très Crazy


18) A la sortie du goulet et au plus dur de la pente, arrive le premier des Crazy Wheels Tournai.

19) Tous sont à l’aise dans un cyclotourisme de grand événement, sur des parcours sportifs.



20) Ce que l’on appelle se faire plaisir sur le vélo, en plein cœur des Ardennes Flamandes;

"C'est cela le Koppenberg?"

21) Le décor est sympathique mais il faut réagir pour se sortir du goulot d’étranglement.



22) Avec l’énergie requise, les plus costauds tentent de repartir au milieu de la côte pavée.

23) Alors, y compris les bovidés, personne ne regrette de participer à cette grande aventure flamande.

Et si voisine du Tournaisis.



24) Le photographe officiel, sportograf, a placé de nombreux opérateurs sur le parcours.

Les participants retrouvent leurs nombreuses photos à partir de leur numéro de plaque.

      Valse à quatre temps

25) Le Koppenberg nous valu au moins un grand moment d’émotion.

Voyez ce cyclo qui s’appuie sur la barrière en attendant de repartir à l’assaut du sommet.



26) Las, il manque son départ et se fait basculer sur la cyclote qui ne pouvait l’éviter.

D’où cette figure de style qui n’est pas loin de la position dite … de « Brouette de Zanzibar ».

27) Emportés par un pourtant maigre élan, les corps roulent dans la position dite … du « Pissenlit Bulgare ».

Avec jeu de mains!



28) Le tout se terminant, avec bonheur, par une pirouette du plus bel effet :

« Godverdomme ! »

Ce fut bon, quoique très bref.

29) Les mêmes causes ne produisent pas toujours les mêmes effets !

Simple plantage dans les barrières!!


      Sommet en vue


30) Le sommet n’étant plus très loin et la pente moins rude, beaucoup vont tenter et réussir leur redémarrage.

31) Avec bonheur après tant de doutes et d’adversité.



32) Et avec ardeur car, si la côte la plus difficile est passée, la route est encore longue avant Audenarde.

33) L’Audax Tournai Hubert Delesalle (n° 12968), armé pour son témoignage dans « jerandonne.blogspot.com », arrive en haut du Koppenberg qu’il a gravi patiemment au milieu de la foule.



34) Son objectif me montre au Koppenberg sur le coup de 11h.

Est-ce symbolique ?

Cette photo est mise en ligne au moment même … où Tom Boonen l’emporte devant Pozzato et Ballan.

35) Le sommet est en effet en vue, après 800m d’efforts.

Quelques 16000 cyclos seront passés par là, la veille du Ronde van Vlaanderen des professionnels.


      Abandon


36) Tout le monde ne gagne pas le Tour des Flandres et tout le monde ne rentre pas à Audenarde.

Pour cette fois on s’en tiendra au seul passage, spectaculaire avouons-le, du Koppenberg.


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